ORIGINE DE LA FAMILLE

Leurs origines sont assez vagues : ils seraient des nomades de la tribu des Ghassanides qui, a partir de l'annee 1100, se deplacaient entre Damas, Naplouse, Houran et Yammoune pour finalement s'etablir a Jaj, petit village au-dessus de Jbeil. C'est a l'aieul de la famille, le sous-diacre Sarkis el-Khazen, que l'on doit la premiere trace evidente de la famille : en effet, il traduisit l'Evangile en karchouni — texte arabe ecrit en caracteres syriaques - date de 1545. Sarkis el-Khazen de Jaj se transporte avec sa famille a Balloune au Kesrouan et y meurt en 1570 laissant deux garcons, Abou-Sakr et Abou-Safi Rabah qui sont les deux branches dont sont issus tous les Khazen.

MORT PAR FUMIGATION :

Nous sommes en 1584, l'emir Korkomaz, fils de Fakhreddine 1er, se refugie dans une grotte de Jezzine et y est mort etouffe par fumigation car, ne pouvant l'atteindre, les ordres du wali Ibrahim Pacha etaient d'allumer des herbes nocives a l'entree de son refuge. Pressentant sa mort certaine, il demande a sa femme Nassab de le quitter et de mettre en securite ses deux enfants Fakhreddine et Younes. Elle prend la fuite, se refugi a Deir el-Kamar chez cheikh Kiwan, gerant d'affaires de son mari, et lui demande de cacher ses enfants au Kesrouan chez des gens de confiance. De nuit et en catimini, sitt Nassab et les deux petits princes sont emmenes a Balloune et confies a Ibrahim ibn Chidiac Sarkis el-Khazen, connu sous Ie nom de Abou-Sakr.

Dans Traditions francaises au Liban, publie en 1918 a Paris, le consul de France Rene Ristelhueber ecrit: "/Von seulement les Khazen cacherent soigneusement les enfants princiers, longtemps ignorants de leur naissance illustre, mais ils contribuerent pour une large part a leur education. De concert avec leur precepteur Cheiban, egalement maronite, ils cultiverent l'intelligence vive et precoce du jeune Fakhreddine"